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Direction Patrick Otto

p.ottoPatrick OTTO suit un cursus musical au Conservatoire National Supérieur de musique de Paris en analyse musicale (1er prix en 1988), en fugue (1er prix, 1er nommé en 1986), en harmonie, en contrepoint (1er prix en 1986). Parallèlement, ses études en direction d’orchestre le mènent de Paris (classe de Dominique Rouits à l'Ecole normale de musique de Paris), à Vienne (Autriche) avec Karl Osterreicher, à Assise (Italie) avec Arpa Joo et aux USA en tant que membre de The Monteux School (Hancock, Maine) auprès de Charles Bruck (1988), enfin il participera au concours International de Katowice (Pologne) en 1991. En 1986 la Chorale populaire de Paris lui est confiée, ainsi que la mise en place de l’Orchestre universitaire de Dijon qu'il conduit jusqu'en 1992. En 1987 l'orchestre de la Cité internationale de Paris est sous sa direction ; en 1988, il assure la direction de l'ensemble de cordes, Vissi d'arte, pour la création de la pièce de théâtre Chesterfield de François Dubary, musique de François Gransir représentée à Amiens puis à Paris. Il dirige depuis 2006 l'orchestre symphonique Ars Juvenis à Rennes et propose des programmes allant de Jean-Sébastien Bach à nos jours.
Par ailleurs, il soutient à la Sorbonne sa thèse de
doctorat portant sur le Genre de la Scène lyrique en France au tournant des XIXe et XXe siècles (1999). En tant que musicologue spécialiste des procédés de composition aux XIXe et XXe siècles, il occupe aujourd’hui un poste de Maître de Conférences en Ecriture musicale à l’Université de Rennes. Sa participation à différents colloques le conduit à Genève en 2003 (Centenaire Hugo Wolf), à Tours en 2004 (Ecriture et oralité), à Münich en 2005 (Arthur Honegger). Il signe régulièrement des articles sur Maurice Ravel, Richard Strauss, Charles Koechlin ou bien encore Luciano Berio. On retiendra un ouvrage sur les Traces et influences de la modalité dans la formation de Claude Debussy paru aux Presses de la Sorbonne en 2000.
Egalement compositeur
, après avoir écrit des pièces alliant voix et piano (Apparition en 1985 ou Passage du solstice en 1987), son évolution le pousse à explorer les possibilités d'une improvisation collective confrontée à un ensemble plus vaste, tant sur le plan musical que relationnel. Ainsi en va-t-il de Mynes pour trio à cordes et orchestre (création le 6 décembre 2007 à Rennes), œuvre dans laquelle l'ensemble de solistes se voit confié des séquences improvisées à partir de «réservoirs» de motifs.